Sauvegarde
Sauvegarde quotidienne du serveur principal vers le Raspberry Pi avec Plakar : dépôt chiffré et dédupliqué, transport SFTP.
Fonctionnement
| Élément | Valeur |
|---|---|
| Machine sauvegardée | Serveur principal |
| Dépôt | SSD USB du Raspberry Pi |
| Transport | SFTP, via l'intégration Plakar sftp |
| Déclenchement | Cron, chaque nuit à 3 h 30 |
| Rétention | 30 jours glissants |
| Script | /root/backup-plakar.sh |
| Journal | /var/log/backup-plakar.log, avec rotation par logrotate |
Chaque exécution :
- exporte toutes les bases en SQL dans <APPDATA>/dumps ;
- attend la fin de la sauvegarde Borg de Nextcloud AIO (planifiée à 3 h 00), au plus une heure ;
- sauvegarde les données des conteneurs, la bibliothèque Immich, le contenu de Joplin et le dépôt Borg de Nextcloud AIO, en excluant les fichiers bruts des bases et les données brutes de Nextcloud ;
- supprime les instantanés de plus de 30 jours.
Mise en place
Installer Plakar (les deux machines)
Installer le paquet plakar (paquet .deb disponible sur la page de téléchargement) sur le serveur principal et sur le Raspberry Pi, dans la même version.
plakar version
Installer l'intégration SFTP (serveur principal)
Depuis Plakar 1.1, le transport SFTP n'est plus inclus dans le binaire : c'est une intégration à installer à part. Sans elle, toute commande sur un dépôt sftp:// échoue.
Les intégrations sont installées par utilisateur (dans ~/.local/share/plakar/plugins). La sauvegarde tournant en root, l'installation se fait avec sudo.
Le téléchargement des intégrations précompilées demande un compte Plakar connecté (gratuit). Le serveur n'ayant pas de navigateur, utiliser -no-spawn : Plakar affiche une URL à ouvrir sur un autre poste, puis un code à saisir dans le terminal.
sudo plakar login -status
sudo plakar pkg add sftp
sudo plakar pkg list
Sur le Raspberry Pi (dépôt)
Utilisateur dédié, sans shell :
sudo mkdir -p <CHEMIN_DEPOT>
sudo chown plakar:plakar <CHEMIN_DEPOT>
sudo install -d -m 700 -o plakar -g plakar /srv/plakar/.ssh
Limitation au SFTP, dans /etc/ssh/sshd_config.d/plakar.conf :
ForceCommand internal-sftp -l VERBOSE
AllowTcpForwarding no
X11Forwarding no
Même en cas de vol de la clé, elle ne donne ni shell ni tunnel : seulement un accès SFTP.
L'option -l VERBOSE journalise chaque opération SFTP (ouverture, renommage, suppression, refus) dans journalctl -u ssh. Sans elle, un refus côté dépôt n'apparaît nulle part sur le Pi.
Sur le serveur principal (source)
Clé SSH dédiée, sans phrase de passe puisqu'elle sert à la tâche cron :
Contenu de /root/.ssh/plakar_matrix.pub à copier dans /srv/plakar/.ssh/authorized_keys sur le Pi (propriétaire plakar, droits 600).
/root/.ssh/config :
Host <HOTE_DEPOT>
User plakar
IdentityFile /root/.ssh/plakar_matrix
La ligne Ciphers limite, pour toutes les connexions SSH de root, les algorithmes de chiffrement à des variantes modernes.
Première connexion, pour valider l'empreinte du Pi (sinon la tâche cron échouera) :
Phrase secrète du dépôt et création :
sudo plakar -keyfile /root/.plakar-pass at "sftp://plakar@<HOTE_DEPOT>:<CHEMIN_DEPOT>" create
Mettre à jour Plakar
Le paquet plakar et l'intégration sftp se mettent à jour séparément : apt ne touche pas aux intégrations. Après chaque mise à jour du paquet :
plakar version
# Sur le serveur principal : mise à jour de toutes les intégrations de root
sudo plakar login -status # se reconnecter si besoin
sudo plakar pkg add -u
sudo plakar pkg list
# Contrôle de l'accès au dépôt
sudo plakar -keyfile <FICHIER_PHRASE_SECRETE> at <REPO> ls | head -2
Restaurer si le serveur principal est perdu
Le dépôt peut s'ouvrir directement sur le Raspberry Pi, où Plakar est aussi installé, avec la phrase secrète récupérée dans le gestionnaire de mots de passe. L'accès étant local, aucune intégration ni compte Plakar n'est nécessaire :
sudo plakar at <CHEMIN_DEPOT> restore -to /tmp/restore <ID_INSTANTANE>
Plakar demande alors la phrase secrète de façon interactive.
Script
set -euo pipefail
umask 077
# Alertes Telegram
. /root/.backup-telegram
notifier() {
curl -fsS -m 10 "https://api.telegram.org/bot$TG_TOKEN/sendMessage" \
-d chat_id="$TG_CHAT" --data-urlencode text="$1" >/dev/null || true
}
attention() { echo "ATTENTION: $1" >&2; notifier "⚠️ Sauvegarde : $1"; }
trap 'notifier "❌ Sauvegarde interrompue à la ligne $LINENO"' ERR
REPO="sftp://<UTILISATEUR>@<HOTE_DEPOT>:<CHEMIN_DEPOT>"
KEYFILE="<FICHIER_PHRASE_SECRETE>"
DUMPS="<APPDATA>/dumps"
mkdir -p "$DUMPS"
# Dumps MariaDB/MySQL
for c in xwiki-mariadb-db passbolt-db castopod-test-db; do
docker exec "$c" sh -c 'exec mysqldump -uroot -p"${MYSQL_ROOT_PASSWORD:-$MARIADB_ROOT_PASSWORD}" --all-databases' \
> "$DUMPS/$c.sql" 2>/dev/null \
|| docker exec "$c" sh -c 'exec mariadb-dump -uroot -p"${MYSQL_ROOT_PASSWORD:-$MARIADB_ROOT_PASSWORD}" --all-databases' \
> "$DUMPS/$c.sql" 2>/dev/null \
|| attention "dump $c échoué"
done
# Dumps PostgreSQL
for c in joplin-db flus-db wallabag-db immich_postgres vikunja-db jellystat-db n8n-postgres dawarich_db; do
docker exec "$c" sh -c 'exec pg_dumpall -U "$POSTGRES_USER"' \
> "$DUMPS/$c.sql" 2>/dev/null \
|| attention "dump $c échoué"
done
# Attente de la fin de la sauvegarde Borg d'AIO (planifiée à 3h00)
attente=0
while docker ps --format '{{.Names}}' | grep -qx nextcloud-aio-borgbackup; do
if [ "$attente" -ge 3600 ]; then
attention "Borg AIO encore en cours après 1 h : dépôt Borg possiblement incohérent"
break
fi
sleep 60
attente=$((attente + 60))
done
# Backup avec exclusions : core dumps, binlogs, fichiers bruts des bases
# et données brutes de Nextcloud AIO (déjà dans le dépôt Borg, de façon cohérente)
plakar --concurrency 2 -keyfile "$KEYFILE" at "$REPO" backup \
-ignore "**/joplin-app/core.*" \
-ignore "**/Nextcloud-AIO/data/**" \
-ignore "**/log/mysql/**" \
-ignore "**/xwiki/mariadb/**" \
-ignore "**/store.bak.*/**" \
<APPDATA> \
<BIBLIOTHEQUE_IMMICH> \
<CONTENU_JOPLIN> \
<DEPOT_BORG_AIO>
# Rétention : 30 jours glissants
plakar -keyfile "$KEYFILE" at "$REPO" rm -before 30d -apply
notifier "✅ Sauvegarde terminée"
Tâche cron, /etc/cron.d/backup-plakar :
Alertes
Le script envoie un message Telegram à chaque exécution :
| Message | Signification |
|---|---|
| ✅ Sauvegarde terminée | Tout s'est bien passé |
| ⚠️ Sauvegarde : dump … échoué | Un dump de base a échoué, la sauvegarde a continué sans lui |
| ⚠️ Sauvegarde : Borg AIO encore en cours après 1 h … | La sauvegarde Borg de Nextcloud n'était pas finie : la copie du dépôt Borg de cette nuit peut être incohérente, celle des nuits précédentes reste utilisable |
| ❌ Sauvegarde interrompue à la ligne … | Erreur bloquante, la sauvegarde n'a pas eu lieu (la ligne du plakar backup indique un échec de Plakar lui-même : consulter la fin du journal) |
Si aucun message n'arrive un matin, le script n'a pas démarré (serveur éteint, tâche cron cassée).
Jeton du bot et identifiant du groupe dans /root/.backup-telegram, lisible par root seul :
TG_CHAT="<ID_GROUPE>"
Ajouter une base
Ajouter le nom du conteneur dans la boucle MariaDB ou PostgreSQL du script, puis exclure ses fichiers bruts avec un -ignore s'ils se trouvent dans <APPDATA>.
Vérifier
grep ATTENTION /var/log/backup-plakar.log
sudo grep -nE '^(warn|error|plakar):' /var/log/backup-plakar.log | tail -n 20
sudo plakar -keyfile <FICHIER_PHRASE_SECRETE> at <REPO> ls
sudo plakar pkg list
La colonne durée de ls donne le temps de chaque sauvegarde : une hausse brutale mérite un coup d'œil au journal.
Contrôle d'intégrité du dernier instantané, à lancer sur le Raspberry Pi (lecture locale du SSD, sans passer par le réseau) :
Sans identifiant, check vérifie tous les instantanés : c'est très long sur un Pi et doit être terminé avant 3 h 30.
Restaurer
Restaurer un instantané complet dans un dossier temporaire :
Réinjecter une base MariaDB :
Réinjecter une base PostgreSQL (dump complet de l'instance) :
Restaurer Nextcloud AIO : restaurer le dossier <DEPOT_BORG_AIO> sur l'hôte, déployer le mastercontainer sur une installation neuve, puis choisir la restauration dans l'interface AIO (chemin du dépôt, mot de passe Borg, archive). Voir la page Nextcloud.
Incidents connus
| Symptôme | Cause | Solution |
|---|---|---|
| Verrou restant après une exécution interrompue | Le processus a été coupé en cours | Vérifier qu'aucun Plakar ne tourne (pgrep -a plakar), puis supprimer le fichier signalé dans <CHEMIN_DEPOT>/locks/ sur le Pi |
| Avertissements VFS | Cache local incohérent | Vider ~/.cache/plakar de root |
| Transfert coupé (EOF SFTP) sur de gros fichiers | Lien Wi-Fi du dépôt instable | Économie d'énergie Wi-Fi désactivée sur le Pi ; passer à --concurrency 1 pour une première sauvegarde volumineuse |
| Déconnexion du SSD pendant la sauvegarde | Pont USB en mode UAS | Voir la configuration SSD sur la page Raspberry Pi |
| Arrêt après une dizaine de minutes, failed to refresh the repository lock: sftp: "Failure" (SSH_FX_FAILURE) répété dans le journal, puis lock refresher: failed to refresh the repository lock | Cause probable : intégration sftp restée sur une ancienne version après une mise à jour de Plakar (octobre 2026). Le verrou est rafraîchi toutes les 5 minutes, les sauvegardes courtes peuvent donc masquer le problème | sudo plakar pkg add -u, supprimer le verrou orphelin, consulter journalctl -u ssh sur le Pi (log VERBOSE) |
| authentication required. Run `plakar login` lors d'un pkg add | Le gestionnaire d'intégrations exige un compte connecté | sudo plakar login -github -no-spawn |